dimanche 26 août 2018

Challenge Manga Suki : Juin
Partie II



Suite à une première partie enflammée, nous conclurons ce petit bout de challenge par six textes, dont le mien, parlant de découvertes en ce mois où le sport était au centre des recherches. 

Bonne lecture !




Avez-vous déjà entendu parler du karuta ? Il est fort probable que non car il s’agit d’un jeu typiquement japonais, bien souvent méconnu de nous autres occidentaux. Le karuta est un jeu de cartes sur lesquelles on retrouve les 100 poèmes hyakunin isshu. Un récitant lit la première partie d’un des 100 poèmes, tandis que les 2 joueurs doivent trouver la carte correspondant à la deuxième partie du poème en train d’être lu : le plus rapide gagne. Je ne vous en dis pas plus car malgré cette brève présentation, ce jeu se révèle être un sport bien plus complexe qu’il n’en a l’air ! Mémorisation, rapidité, stratégie, technique, adaptabilité : le karuta fait appel à toutes ces composantes. Devenir la meilleure joueuse du Japon ne sera pas chose aisée pour notre héroïne Chihaya !

Chihaya débute comme nous lecteur et lectrice, en totale novice. Elle va découvrir le karuta grâce à un de ses camarades de primaire, Arata, qui va lui transmettre sa passion pour ce sport. Bien vite va se former un petit trio d’amis, composé de Chihaya, Arata et Taichi, réunis autour de leur nouvelle passion commune. Malheureusement la réalité va les rattraper et ils seront séparés car allant dans des collèges différents, mais Taichi et Chihaya se retrouvent au lycée, ce qui réveillera en eux les souvenirs de cette douce époque.

Chihayafuru est un manga à la frontière des genres. Il possède les composantes d’un manga sportif avec les explications sur le karuta et ses différents aspects et tactiques, la volonté de gagner, le dépassement de soi, l’esprit d’équipe… mais pas uniquement ! Car en effet quand on ne regarde que les couvertures il est difficile de deviner que Chihayafuru parle de sport. Colorées, douces et florales, les premières de couverture renvoient l’image d’un shojo et c’est ce même style de dessin que l’on va retrouver à l’intérieur des tomes. Le trait est fin, voire presque raffiné pour certains personnages et les visages très expressifs. À cela s’ajoute un découpage dynamique qui sait nous tenir en haleine durant les matchs. Fan de shojo ou de shonen, Chihayafuru saura vous ravir dans tous les cas !

Un autre point qui me semble important d’aborder est la mixité du karuta. Bien sûr ce sport peut être pratiqué par les femmes comme par les hommes, mais une de ses particularités est que les matchs peuvent être mixtes ! C’est le cas dans la plupart des compétitions, et ça fait du bien de voir hommes et femmes sur un pied d’égalité dans un sport.  

Comme les tournois sont mixtes, cela donne des occasions au trio de s’affronter en compétition officielle. L’intrigue est centrée sur les trois amis, et plus particulièrement sur Chihaya, mais d’autres personnages importants gravitent autour d’eux, apportant plus de profondeur au récit. Tous ces personnages ont quelque chose bien à eux qui nous permet de les différencier des autres en un coup d’œil, je pense par exemple aux autres membres du club de karuta du lycée de Chihaya et Taichi, leur ancien professeur de karuta au primaire ou encore leurs adversaires en compétition.

Avec ses trente-huit volumes parus au Japon et vingt-quatre en France, commencer Chihayafuru peut faire peur. Malgré les dix ans de publication, la série ne s’essouffle pas et on prend toujours plaisir à suivre les péripéties de Chihaya et ses amis. Tous les tomes ne sont pas au même niveau, mais il y a toujours un petit quelque chose qui redonne de l’attrait pour ce titre. Alors n’hésitez plus, vous avez toutes les cartes en main pour commencer Chihayafuru !


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Bien le bonjour jeunes gens, aujourd'hui nous nous retrouvons en ce milieu de challenge. Et oui, nous sommes déjà au mois de juin, et je n’ai pas vu ce challenge passer. Cependant, trêve de mondanité, passons directement à la thématique du mois. Alors, concernant l’opus que je compte vous présenter, je dois vous avouer me l’être procuré dès le début de l’année. Et c’est en ce mois de transition entre le printemps et l’été, que je décide de vous emmener quelques mois en arrière, où les températures étaient moins festives.

Il s’agit de « Effleurer le Ciel » de Mari Okazaki, publié par la maison d’édition Delcourt dans les années 2000. Dans cet opus (vous l’aurez sans doute compris) nous allons aborder le patinage artistique. C’est un sport qui m’a toujours fasciné, sûrement par son élégance et sa grâce lorsque le patineur danse sur la glace, mais également ce sentiment de ne jamais rien laisser paraître quant à la douleur et la dureté des figures. 

Ici, nous nous centrons sur Ery, une jeune lycéenne qui, lors d’une journée typique, croisa le regard d’un jeune homme répondant au nom de Monsieur Kobayashi. Il s’avère que le jeune homme est un entraîneur indépendant, et dont ses honoraires sont exorbitants. Mais notre jeune protagoniste ne manque pas d’audace, et pour le pousser à l’entraîner, elle n’hésite pas à conclure un marcher. Si celle-ci réussit un triple axel (rien que ça !), celui-ci loue ses services gratuitement. 

Je ne m’étalerai pas plus concernant l’histoire, mais je compte revenir sur certains éléments. Tout d’abord, je m’attendais à ce que le patinage artistique soit au cœur du récit. Bien que celui-ci soit présent, il accentue simplement (en partie) les sentiments de la jeune lycéenne. Cependant, même si je m’attendais à tout autre chose, ce ne fut pas dérangeant. Le sport se lie de manière harmonieuse aux changements d’EryLe patinage artistique lui permet de se révéler, de prendre conscience de ses atouts et ses forces. Les différents protagonistes jouent un rôle essentiel à la construction personnelle de notre lycéenne. 

Bien évidemment, elle connaîtra l’échec, mais s’en relèvera plus forte, et plus déterminée. Son professeur, Monsieur Kobayashi est un personnage qui aurait sans doute mérité plus de profondeur. Je l’ai beaucoup aimé, de par son vécu, mais également de par ce qu’il véhicule. Ressentant en permanence le poids de l’échec, il ne doutera jamais de son élève, et retrouvera même du plaisir grâce à elle. 

Le dernier point à aborder, c’est le magnifique coup de crayon de l’autrice. Mari Okazaki dégage un tel charisme de ses personnages. L’émotion en est d’ailleurs plus décuplée, par les différents mouvements des patineurs, la grâce dans leurs gestes, l’expression sur leurs visages, et l’ardeur qui les consume. J’ai découvert cette Melle Okazaki avec l’œuvre Complètement Affectif, mais qui est malheureusement difficilement trouvable dans le commerce. 

Pour conclure, je dirai que cette histoire en un seul volume est un indispensable. Il traite différents sujets, tels que l’avancement, la maturité, la recherche de soi, l’acceptation, mais surtout l’amour innocent permettant le dépassement de soi.


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Evil Heart est un manga de Tomo Taketomi publié en France en 2006 chez Big Kana et terminé en 6 volumes. Nous nous plaçons dans la peau d’Umeo Masaki, un adolescent de 12 ans issu d’un contexte familial très difficile ayant mené à la mort de son frère et l’emprisonnement de sa mère. Mal dans sa peau, peu encadré, et subissant du harcèlement scolaire dû aux rumeurs circulant à propos de sa famille, Umeo a du mal à se trouver une place et perd souvent le contrôle de lui-même. Cependant, son entrée au collège va le mener à la rencontre de Daniel, un professeur venu du Canada mais aussi Aïkidoka chevronné, qui va lui faire découvrir cet univers.

Les thèmes de ce court manga sont nombreux, mais l’Aïkido en est toujours le catalyseur. Avec une toile de fond pourtant dure, l’auteur ici nous fait découvrir ce sport, ses techniques mais aussi et surtout ses grands principes. La violence d’Umeo se heurte à la pratique de Daniel, à ce sport strictement défensif dont le maître mot est le contrôle de soi.

Ce manga ayant aujourd'hui un peu plus d’une décennie, j’ai eu du mal à le retrouver pour ce challenge. Je l’avais saisi au hasard il y a quelques années, et il m’avait beaucoup touchée. Cette relecture du premier tome a changé un peu mon avis mais m’a bien confirmé que ce manga est une pépite qui mériterait un peu plus de visibilité.

Si je m’y suis intéressée c’est d’abord parce que les couvertures sont magnifiques, les couleurs sobres et les grandes courbes puissantes produisant un effet assez unique. En effet, le style du mangaka est tout en courbes et en rondeur. Ce qui donne des émotions très bien retransmises d’un côté, et d’un autre côté de magnifiques scènes d’action qui sont très claires et ont un côté « temps suspendu ». Au final c’est un ensemble très harmonieux, presque serein malgré l’omniprésence de la violence.

La sérénité, c’est presque le thème principal du manga. Ou plus exactement, la canalisation de l’énergie : c’est déjà le principe de base de l’Aïkido, et c’est ce qui va devenir aussi la quête principale du personnage principal. Umeo à 12 ans, il est jeune, il est violent, il est impulsif, et pourtant on s’attache à lui très vite : alors qu’il aurait pu être un personnage insupportable cherchant simplement à « devenir plus fort pour protéger les siens » comme il le dit lui-même, l’auteur réussi à lui donner une vraie profondeur très vite. On ne suit que son monologue intérieur, les autres personnages étant tous perçus de son point de vue, et grâce à ça on perçoit beaucoup plus vite son désarroi face à lui-même, en somme il est aussi perdu face à son comportement que nous. Ainsi, on s’investi avec lui dans sa quête de calme, et on est aussi avide que lui d’apprendre tous les détails de ce sport étonnant. Et on sent que l’auteur transmet ici une passion, faisant preuve, au travers du personnage de Daniel, d’une remarquable pédagogie. L’Aïkido est vraiment mis en valeurs par tous les aspects de ce manga, il en ressort une passion et un profond respect qui sont contagieux, et qui nous donnent envie, même si l’on est loin de se reconnaître dans les personnages.

Ainsi c’est un manga très touchant et qui transmet un enthousiasme communicatif sur un sport peu connu. Cependant, il n’est pas sans maladresses : dès le premier tome, on peut sentir des ficelles de scénario très grosses, beaucoup de coïncidences qui arrangent bien dès les trois premiers chapitres et qui influent peut-être sur le côté dramatique. La seule chose qui me gêne dans ce manga pourrait se résumer à un manque de finesse : aucun problème n’est simple, mais les solutions le sont toujours, et on sent que l’auteur a du mal à mener un rythme régulier. En fin de compte, l’ensemble manque d’équilibre et peut être de maturité pour être un vrai chef d’œuvre, néanmoins, il reste extrêmement touchant et garde un style très personnel.

Ce n’est peut-être pas le manga du siècle, mais c’est une œuvre singulière, touchante et passionnée, vibrante et sereine à la fois. Je salue une fois de plus le dessin assez unique et les personnages très vrais, et tout ceci, avec la représentation de l’Aïkido, valent assez largement que l’on s’intéresse à cette pépite cachée !


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On se retrouve une fois encore pour le challenge de Manga Suki, je compte faire ces prochains challenges jusqu'à la fin de l’année 2018. 

Ça n’a pas été bien dur de choisir le manga du thème de ce mois-ci (Sport) puisque je possède uniquement deux séries, Suzuka et My Lovely Hockey Club. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu MLHC, j’ai demandé si le thème était respecté pour que je puisse le lire et en faire un article. Le feu vert je m’empresse donc de le lire, c’est dans l’édition Pika Édition et c’est un Shôjo. Oui vous avez bien lu, un Shôjo ! Si vous ne me connaissez pas, je ne suis pas une grande friande de cet univers cul-cul la praline, l’héroïne chiante qui tombe amoureuse d’un garçon et que c’est des clichés qui m’agacent tout particulièrement. Et pourtant j’ai accroché à Club au collège et même aujourd'hui j’adhère toujours à ce manga.

Hana, une jeune fille des plus ordinaires a une seule et unique passion dans la vie : dormir. Elle aura tout fait pour intégrer le lycée qui est à même pas 200m de chez elle. Tout se déroula comme prévu selon ses plans pour gratter le moindre sommeil et être fidèle à son cher lit. Malheureusement, un matin en somnolant dans la rue, elle se fait « renverser » par une voiture d’un jeune bourgeois de son école scolaire. Ce qu’elle ne savait pas, c’est quand elle est dans son mode « somnambule » elle devient extrêmement agile et forte. Le jeune homme est surpris et décide de lui faire du chantage pour qu’elle intègre son club de hockey. Prise de force, elle se retrouve dans un club réservé aux garçons (des plus canon #ArèneBoy) et à devoir sacrifier ses précieuses heures de sommeil. Dans ce tragique destin, heureusement, ce club fait fréquemment des voyages dans diverses villes pour disputer des matchs et également profiter des sources thermales !

Sans grande surprise, vous avez compris que j’ai apprécié le manga. Déjà parce que je me reconnais dans Hana : j’adore dormir et si je pouvais vivre dans un lit toute ma vie (enroulée dans des plaids avec mon monsieur -mon copain-) je le ferais. J’ai d’ailleurs eu la chance au collège d’habiter que à 5 min à pied de chez mes parents. Qui fait qu’en général je me levais vers 8h10/15 pour qu’à 25 je pars pour arriver en cours à 30 piles ! Et je n’ai jamais été en retard pour ça (sauf deux ou trois fois due aux pannes de réveil). Deuxième point, notre héroïne adore manger et a aussi ses étranges rituels : manger une tarte à la petite cuillère où des repas tout faits de la gare si elle doit prendre le train. J’avoue que j’ai aussi mes petits rituels comme elle et c’est ça que j’ai accroché, elle est loin de l’héroïne classique des Shôjo niaise et maladroite. Au contraire elle a un fort caractère et elle ne va pas se faire prier pour dire ce qui ne va pas. 

L’humour de ce shôjo est vraiment atypique et drôle, ils partent dans des délires complètement utopiques. C’est-à-dire que leur club de hockey leur sert uniquement de prétexte pour aller faire des sources thermales et qu’ils ne savent pas du tout jouer du hockey ! Chaque membre a une personnalité différente et qui complète le groupe. Ils ne sont pas du tout affamés à voir Hana la seule fille du club. Parce que combien de fois j’ai vu des animes / mangas où un seul homme se retrouve avec des nanas en chaleur ou vice versa, c’est relou et inintéressant. Pourtant pendant longtemps j’affectionnais ce style d’univers, depuis je suis passé à d’autres délires. J’aime bien aussi les suppositions qui pourrait y avoir entre Hana et Izumi Oda (le jeune homme bourgeois) un petit quelque chose même si pour l’instant ils se chamaillent constamment !

Il y a une dizaine de tome et il n’est plus commercialisé depuis quelques années mais vous pouvez encore trouver ce manga sur internet ou dans les boutiques d’occasions à des prix intéressants (normalement). J’avoue que j’aurais pu prendre Suzuka qui respect plus le thème du sport mais honnêtement, je l’avais vu en hiver 2017. Je n’avais pas envie de le lire de sitôt.

Et vous, avez-vous des mangas sur le sport et si oui lequel ? N’hésitez pas à participer à son challenge, ça en vaut le détour ! On se retrouve à très vite pour de prochains articles. D'ici là, bonne lecture à vous mais surtout, prenez soin de vous!



Un sport peu connu, voilà un thème qui m’inspirait très peu : le sport n’est pas ma tasse de thé, seul Haikyuu a vraiment réussi à me conquérir malgré son sujet. Les seuls sports que j’aime sont l’équitation (mais j’ai déjà chroniqué Jumping) et ceux à composante artistique. Et il se trouve que le hasard a mis Les nuits d’Aksehir sur mon chemin et qu’un des thèmes centraux de ce titre est la danse orientale.

En effet, notre héroïne, Ayako, y rencontre Zakuro, qui tous les soirs danse dans le restaurant turque où elles travaillent. Les costumes changent en fonction des danses, car selon l’origine et les influences nous apprenons qu’il existent DES danses orientales. Vivre de son art est un des buts de Zakuro, mais le chemin n’est pas aisé, pas plus que celui d’Ayako qui étudie la mode. Sa rencontre fortuite avec la culture turque va cependant l’inspirer et l’aider à évoluer.

Autour de ces deux thèmes, c’est toute la civilisation turque que nous découvrons à travers les yeux d’AyakoDe la cuisine à la religion, des arts à la langue, en passant par la politique ou la place des femmes, Les nuits d’Aksehir nous invite au voyage mais aussi à la tolérance et au respect des différences. Sans être un manga inoubliable, son histoire courte en trois tomes est à la fois une belle évasion mais aussi le terreau de réflexions sur notre vision du monde.




La plage et son sable fin ayant été ma première position sur le sujet, j'avais la tête remplie des jolies scénettes que nous proposent un titre comme Amanchu. Mais puisque je me suis déjà délectée de l'œuvre avec son adaptation animée, cela aurait été choisir la facilité et faire une entorse à mon objectif de découverte qui est à la naissance de ce challenge. J'ai donc échangé mes palmes contre des chaussures de danse pour rejoindre Suzuki et Sugiki sur les parquets où prends vie cette tornade de sentiments et d’ego blessés.

Bien que très centré sur l'art qu'il met en scène, on retient davantage de 10 Dance cette relation explosive, cocktail de jalousie et de très forte attirance entre les deux danseurs. Deux hommes pour lesquels la fierté est maîtresse sur aussi bien qu'en dehors de la piste. Ces deux rivaux, habitués à leur partenaires de danse ainsi qu'à leur propre style, vont en effet s'échanger leurs secrets professionnels pour permettre à l'un et l'autre de participer au 10 Dance, une compétition qui consiste à maîtriser dix styles de danse différents. Tous deux très bornés, le premier volume se concentre en grande partie à les faire s'affronter, renier le style de l'autre, tout en étant poussé par une rage de sortir victorieux de toute situation, leur empêchant l'abandon. Ces différents vont permettre à la mangaka de faire ressortir de façon agréable pour les néophytes les particularités du style standard comme dans la danse latino-américaine, mais aussi bien évidement de se faire s'approcher ces deux hommes passionnés avant toute chose, par le biais d'un humour efficace. Le comique se basant sur les différences de caractère, on connaît, mais cela n'empêche pas Satou Inoue de le faire avec fraîcheur, mettant ainsi parfaitement en avant les singularités et points forts de chacun. Cerise sur le gâteau, leur relation ne s'embarrasse pas d’hypocrisie, les personnages s'apprécient au fond, et cela se voit rapidement, créant une relation toute neuve qui sent bon la romance.

Documenté sur la forme comme sur le fond, 10 Dance n'en est donc pas pour autant indigeste. Indulgente envers ceux pour qui la danse n'évoque que de jolis pas, la mangaka profite de ce double apprentissage pour évoquer les bases aussi bien que les difficultés à changer de style. Ainsi, les nombreux essais de Suzuki envers la danse standard entraîneront indubitablement la déchéance d'un ego qui l'empêchait de devenir meilleur. Seul petit point noir, les partenaires féminines sont si peu présentes qu'on en oublierait presque leur existence. J'aurais apprécié voir leurs cours également, bien que surement moins amusants. Néanmoins, la maîtrise de Satou Inoue pour croquer cet art nous ferait bien tout oublier. Pleine de sensualité, de gestes délicats mais précis, la plume de l'autrice est sans faille. On a l'impression de voir les personnages bouger devant nos yeux tant ses postures sont dynamiques et précises !

Sexy, sensuel et amusant en même temps, le premier volume de 10 Dance semble amener vers un excellent boy's love charmant et original.


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Je profite de cette fin d'article pour remercier à nouveau mes fidèles chroniqueurs; vos mails remplis de jolis mots passionnés font du tri de mon courrier un véritable plaisir. On se retrouve bientôt pour la publication des articles de juillet, qui portaient sur un manga écrit avant les années 90 ! Merci à tous et bonne soirée 🍉

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