dimanche 17 juin 2018

Challenge Manga Suki : Mai 
Partie I



Ce mois-ci, la consigne était simple : lire un manga présentant en personnage principal un enfant. Ce que j'ai adoré avec ce thème, c'est que mes beta-lecteurs sont partis "dans tous les sens", ce qui a prévu de prouver, si vraiment il y avait besoin de prouver, à quel point le manga est un support vaste et comme ses destinations peuvent être différentes. Récits dramatiques, comédie, aventure comme horreur se côtoient pour un joli pèle-mêle qui fait grossir nos listes d'envies. 

Bonne lecture !  


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En me replongeant dans des œuvres qui ont marqué mon adolescence telles que Hunter x Hunter ou Card Captor Sakura, le moins que l'on puisse dire est que mon mois de mai a été marqué par l'enfance. Ce qui tombe bien, puisque c'est justement le sujet du Challenge Manga Suki. Plutôt que le choix de la fibre nostalgique, j'ai préféré tenter de retomber en enfance avec un manga actuel : The Promised Neverland. Présenter la série de Kaiu Shirai et Posuka Demizu serait un affront tant on nous rabâche les oreilles avec depuis le début de sa publication. Sans compter qu'il vaut mieux découvrir l'histoire par soit-même tant elle regorge de mystères... Alors plus que parler de l'histoire, je vais passer immédiatement à mon ressenti face à cette œuvre au doux parfum de nouveauté.

En suivant l'aventure d'Emma, Norman et Ray, on est confronté à des enfants surdoués qui tentent de survivre dans un orphelinat hostile. Aux nombreux mystères se mêle une tension que l'on pourrait presque qualifier d'horrifique, et tout l'intérêt de titre réside dans cette ambiance. Le moindre faux pas peut s'avérer fatal pour nos protagonistes... Alors comme eux, je me suis attardé sur le moindre détail, en cherchant des solutions pour optimiser la fuite. Étrangement, ils arrivent à déduire des choses improbables alors qu'ils passent à côté d'indices pourtant évidents... Bien sûr, j'imagine que les auteurs vont s'en servir plus tard, mais il en découle un côté artificiel qui retombe vite tant le l'histoire est bien rythmée.

Plus que le récit, le véritable point fort de The Promised Neverland se situe dans son esthétisme. L'illustratrice Posuka Demizu donne vie avec beaucoup de talent à cet univers aussi riche que cloisonné. Malgré les contraintes évidentes d'une publication hebdomadaire, le manga regorge de détails. C'est une case entière qui est en mouvement, et pas seulement l'action qui se déroule en son premier plan. Pour autant, s'attarder sur les dessins de l'autrice ne nuit pas au rythme de la série, car on se questionne tout en cherchant les moindres indices. Il y a également des effets de mise en scène assez grandioses lorsque le titre tend vers l'horreur, et il convient véritablement de les découvrir à la lecture afin que leur effet soit décuplé.

Malgré tout, The Promised Neverland reste une œuvre enfantine par son traitement, ce qui est tout sauf un défaut tant j'aurais aimé la découvrir au collège. Elle propose un jeu de survie assez nouveau, en convoquant et mélangeant des thématiques déjà bien traitées ailleurs comme un orphelinat de surdoués ou la présence de démons. Si on peut féliciter Kaiu Shirai d'oser donner libre cours à son imagination mais qu'on se le dise, l'originalité du titre vient surtout du style de Posuka Demizu.

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Plusieurs mois avant l’annonce de sa licence chez Pika, j’avais repéré L’atelier des sorciers pour ses graphismes incroyablement beaux. Autant dire que j’attendais la sortie de ce premier tome avec impatience et que j’ai opté sans hésiter pour l’édition collector avec artbook ! Cependant de beaux dessins ne suffisent pas à faire un bon titre et je craignais une déception avec l’histoire (ça ne serait pas la première fois), mais au contraire j’ai beaucoup aimé cette dernière aussi.

Si certains lui reprochent son manque d’originalité - notamment en la comparant à Harry Potter -, je préfère le classique bien ficelé à l’original mal mené. Et ici tout fonctionne parfaitement : que ce soit l’univers créé par l’autrice - avec un système de magie bien pensé -, l’intrigue, les personnages ou la thèse soutenue à travers le parcours de Coco.

En effet, L’atelier des sorciers reprend de nombreux codes classiques de la fantasy et du récit initiatique. Ceux-ci sont teintés d’influences occidentales - sans doute le résultat du travail sur les comics de la mangaka - et l’on est à la fois en terrain connu et plongé dans un autre univers.

La jeune Coco, adorable fillette enthousiaste et curieuse, est fascinée par la magie qui est censée lui être inaccessible. Sa rencontre avec le beau et mystérieux Kieffrey (oui, mode fangirl on, j’ai eu un vrai coup de foudre pour lui, je dois avoir un truc pour les hommes aux cheveux blancs et yeux bleus) change la donne et lui permet de devenir apprentie sorcière. À partir de ce pitch, Coco doit évidemment affronter diverses épreuves pour parfaire son apprentissage, que ce soit apprendre les bases de la magie qui lui font défaut, faire face à l’hostilité de ses pairs ou affronter les éléments.

J’ai particulièrement apprécié la thèse défendue par Kamome Shirahama avec ce titre : ne laissez pas votre naissance déterminer ce que vous pouvez faire. À travers le parcours de Coco, nous découvrons un art qui n’est pas inné mais le résultat d’un travail acharné et obstiné, exactement comme pour le dessin - une idée qui me parle donc énormément.

L’atelier des sorciers est un titre enchanteur, magnifique - j’ai déjà dit à quel point c’est beau ? parce que c’est VRAIMENT beau -, aux personnages attachants. Une aventure pour l’instant plutôt légère mais l’on sent déjà quelque chose de sombre qui pointe à l’horizon et beaucoup de mystères, notamment du côté de Kieffrey, dont les motivations ne sont pas très claires.

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Amer Béton est un manga de Taiyou Matsumoto en trois tomes qui paraît pour la première fois en Delcourt-Tonkam en 1996 ; puis réédité en intégrale en 2007, après le succès plutôt remarqué de l’adaptation en film d’animation sorti en 2006. Le manga nous plonge dans les ruelles de Trésor-ville, à la poursuite des deux frères Blanc et Noir, âgés d’une dizaine d’années et orphelins, vivant tant bien que mal entre la police, les yakuzas, les clochards et les entrepreneurs. Les deux jeunes garçons ont beau se heurter au froid, à la saleté et à la violence, cette ville grouillante constitue leur foyer, qu’ils vont tenter de protéger à tout prix.

Même si ce titre se démarque surtout par son ambiance et ses différents personnages, il s’agit avant tout de l’histoire de Blanc qui reste enfant et Noir qui grandit trop vite. C’est l’histoire de deux frères qui grandissent en n’ayant que l’autre pour seul repère et de la ville autour d’eux qui devient comme un gigantesque parent. Blanc et Noir vivent dans les rues de Trésor-ville, mais sont aussi surveillé d’un œil par ses habitants. Finalement, Amer Béton c’est essentiellement une histoire de famille.

Après plusieurs mois consécutifs à être sortie de ma zone de confort, je suis cette fois tourné vers la facilité, en lisant un auteur que je connaissais déjà, dans un genre qui me plaît souvent. Ce manga avait toutes les chances de me plaire, et quel plaisir de le voir franchir avec aisance la barre que j’avais déjà placé très haut !

D'abord, le style graphique est magique. Le style de Matsumoto que j’avais adoré sur Sunny est reconnaissable, mais sur cette série, il est encore un peu différent. On retrouve les lignes un peu tremblantes et les perspectives tordues, mais dans ce manga pas une seule trame, pas une seule hachure. L’ensemble ressemble plus à de la BD qu’à du manga de premier abord, mais l’ensemble est au final assez unique. Les cases sont très remplies, et pourtant on ne s’y perd jamais grâce à des jeux habiles de répétitions, et l’absence de hachure rend les planches étonnamment propres. C’est un univers visuel à part, très psychédélique, luxuriant sans être brouillon et plein d’énergie ; et c’est un plaisir de se laisser porter d’une page à l’autre.

Dans ce sens le visuel épouse parfaitement l’histoire : pas vraiment réaliste mais très bien construite. Le manga ne cherche pas du tout à être « vrai » dans le sens « terre-à-terre », mais d’un autre côté, mets en avant des personnages construits avec un relief étonnant. Il y a peu de personnages et chacun joue un rôle bien connu : on retrouve le gang de bikers, le chef yakuza, le vieux flic, l’entrepreneur véreux, le lieutenant ambitieux, etc… Et pourtant, en refermant le livre, on se souvient de chaque nom et chaque visage. L’auteur leur insuffle un vrai but, une vraie personnalité qui se dessine à travers leurs interactions avec les autres. Le Rat veille sur les Chats avec tendresse, s’adresse à Fujimura avec nostalgie et au Serpent avec méfiance, par exemple...  Le manga est tissé par les multiples discussions entre ce peu de personnages, qui forment une maille serrée, qui créent une ville dans laquelle chacun à une vraie place, une vraie importance.

Et tous ces liens s’enroulent autour des deux personnages principaux, Blanc et Noir, qui cristallisent tout ce que l’enfance peut être, d’une innocence irritante (incarnée par Blanc) ou d’une cruauté sauvage (incarnée par Noir). On reste dans les jeux de symbole, Blanc et Noir ne sont clairement pas conçus pour être de « vrais » enfants (comme on a pu en trouver dans Sunny), mais plutôt pour être les enfants de la ville, l’enfance dans la ville.

Toutes ces idées auraient pu vite devenir un gros fouillis, heureusement l’ambiance est parfaitement maîtrisée, grâce aussi à un très bon rythme. Le découpage est ingénieux, et les nombreux symboles sont intégrés aux décors, ce qui fait autant de points de repères, et permet de suivre les nombreuses course-poursuites dans les airs.

C’est un univers évidemment très dense qui se dessine, mais aussi très masculin, les femmes sont absentes ou en retrait. Cela apparaît comme un choix, pour décrire un univers aux codes et archétypes effectivement très virils l’auteur utilise des personnages masculins, aussi ça ne m’a pas gênée pendant ma lecture. Mais en refermant le livre je me suis demandé qu’elle genre de personnages féminins Trésor-ville pourrait-elle abriter, et c’est peut-être un peu mon seul regret.

Mais Amer Béton reste avant tout un gros coup de cœur pour moi. Un style visuel unique au service d’une histoire solidement ficelée grâce à ses personnages et avec plein de symboles partout, c’est exactement ce que j’aime et c’est exactement ce que Taiyou Matsumoto nous offre avec ce manga. C’est une œuvre à la fois sombre et touchante, dans lequel on se plonge en retenant son souffle du début jusqu'à la fin. En tout cas, l’atmosphère unique m’a totalement emportée et je pense que c’est une œuvre à avoir lu au moins une fois. Maintenant, je file me jeter sur le film !


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Si vous êtes comme moi, une enfant des années 90, peut être qu'au retour de l'école sur la télévision passait entre une multitude de dessins animés, celui que je vais vous présenter : Détective Conan. A ce jour, l'oeuvre de Gosho Aoyama comporte 92 tomes parus en France, plus de 1000 chapitres et un peu plus de 900 épisodes toujours en cours de diffusion.

Pour ceux qui n'auraient pas l'intrigue : Shinichi Kudo est un détective lycéen qui en vient souvent à aider les forces de police à résoudre des enquêtes de meurtres... Un jour, après une sortie au parc d'attraction avec son amie d'enfance Ran, celui-ci poursuit deux mystérieux hommes en noir. Sur le point de surprendre un trafic douteux, Shinichi se fait assommer et se voit forcé d'avaler un poison. Persuadé que la mort va le frapper, à son réveil une toute autre surprise l'attend. Le lycéen se retrouve désormais dans le corps d'un enfant de primaire ! Sous cet aspect enfantin il réussi à trouver logement chez Ran dont le père est détective. Le jeune garçon n'a pas trouvé meilleure couverture pour retrouver ses malfaiteurs tout en résolvant les nombreuses enquêtes semées sur sa route.

Si je suis encore Conan aujourd'hui, c'est en grande partie par nostalgie. Merci maman d'avoir eu le courage (ou la non présence d'esprit) d'avoir commencer cette collection, alors qu'il y avait déjà 47 tomes... Aujourd'hui le chiffre à doublé, mais c'est toujours un plaisir d'aller chercher son petit tome et la collection est belle.

Alors oui, au bout de 92 tomes, l'histoire n'avance pas forcément. Les éléments sont donnés au compte goutte et il est vrai qu'avec une si longue série, le panel de personnages est vaste, il ne cesse d'augmenter, à se demander si viendra une fin ! On ressent clairement dans les premiers tomes que l'histoire n'était pas censé s'éterniser, ils sont agréables à lire et l'impression d'avancer se fait ressentir. Les enquêtes vont quand même vite prendre le dessus vu qu'il s'agit du thème central de l'oeuvre.

En vu des centaines d'enquêtes présentent dans le manga, les issues sont variées. Je ne suis pas une grande amatrice d'enquête policière, à la limite ce que je regrette un peu, (mais la dessus personne n'y peut rien) c'est la non possibilité de pouvoir tenter d'en résoudre une majeure partie. Culture, nom japonais, kanji, villes... C'est dommage car c'est ce qui fait à mon gout, le charme d'une enquête.

Pour le reste, en ce qui concerne les personnages, je les aimes, j'ai réellement grandi avec, comment ne pas s'attacher à eux. Malheureusement, leur temps de développement me semble souvent trop court. Cela se ressent beaucoup plus après quelques tomes déjà lus. Le fil conducteur d'une nouvelle enquête commence par une introduction avec nos personnages, le crime, parfois une légère transition et assez vite le retour sur l'enquête pour finir par une ou deux pages de conclusion. Détective Conan n'est pas un shonen surnaturel action ! Le manga joue sur un aspect réaliste et donc beaucoup de textes. Depuis le début il y a une grande majorité de petites cases remplies de grandes bulles pleines d'explications. Les bulles de repos se retrouvent plus avec les personnages non liés au domaine de l'enquête comme Ran, qui accompagne son père et Conan un peu partout. Même si leur caractère se distingue, leur développement personnel stagne. Kogoro ne donne pas l'impression de devenir un plus grand détective (en même temps il dort, me direz-vous), les nombreuses histoires de romance subissent les nombreux clichés des shojos avec de l'attente de l'autre, de l'échec et de l'interruption...

J'aime cette oeuvre de tout mon cœur, pourtant je ne la présenterai pas comme une oeuvre à lire absolument. Peut être que dans quelques années les plus curieux se pencheront sur la fin, pour voir ce que devient ce petit garçon qu'on aimait tant suivre à la télévision. Peut être même que l'oeuvre viendra  attiser votre curiosité une fois terminée. Malheureusement, je crains de ne voir celle-ci trouver un nouveau grand public en tant que série longue toujours en cours. 

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Comme tous les jours, Sakura, Fukuko et Sakuko rentrent chez elles à pied après l’école. Ce soir-là, elles croisent une femme inquiétante qui leur demande si elles connaissent sa fille. Effrayées, les trois amies s’enfuient sans répondre. Plus loin, elles tentent de se rassurer mutuellement. Pourquoi des collégiennes issues de familles ordinaires devraient-elles craindre quelque chose ? Les kidnappeurs ne sont intéressés que par les enfants riches, c’est bien connu. Pourtant le danger rôde… Bientôt, une nouvelle rumeur se répand. Une inconnue à la bouche déchirée poursuivrait les élèves au retour de l’école pour les enlever. 

La femme défigurée est un manga d’horreur où les enfants sont au centre de l’histoire. La plupart des événements sont découverts par leurs yeux, même les passages les plus horribles. Le récit est orienté par leur volonté et leurs actes, mais ils sont aussi victimes des décisions des adultes. Lorsque leurs parents et leurs professeurs sont vaincus ou les abandonnent, ils ne peuvent compter que sur eux mêmes. Parfois, les voisins ou la police tentent de les aider. Cependant, ces instants sont à peine visibles dans l’ouvrage, comme s’ils n’avaient pas vraiment d’incidence. 

Cet aspect renforce l’isolement de Sakura, tombée dans les griffes d’une femme manipulatrice. Derrière un récit terrifiant, Inuki Kanako évoque l’emprise malsaine de certains parents sur leur progéniture et le poids des rumeurs, des mensonges et des non-dits qui finissent par détruire plusieurs existences. Elle nous montre ce visage de l’enfance où les choses les plus incroyables semblent possibles, où les adultes sont des protecteurs tout puissants… Et où leur trahison laisse les plus jeunes sans recours. Vers qui un enfant peut-il se tourner quand ses points de repère disparaissent ? Ceux qui devaient le protéger ont-ils su lui donner la force de vivre sans eux ? 

La simplicité du style graphique offre un contraste brutal avec la cruauté des scènes d’horreur. Les personnages sont dessinés de façon mignonne, avec un côté enfantin. Mais leurs grands yeux semblent sortir de leurs orbites quand ils sont effrayés. Très expressifs, les visages ronds des petits se déforment sous l’effet de la terreur. Les créatures menaçantes deviennent physiquement monstrueuses à mesure que l’histoire avance. L’humanité paraît quitter leur corps alors qu’elles s’enfoncent dans le mal. Ce graphisme baigne le manga dans une ambiance pesante, où explose ponctuellement une violence des plus gores.

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Bien le bonjour, c’est toujours avec un immense plaisir de vous retrouver dans ce challenge (Je crois que ma phrase d’introduction ne change pas au fil des mois…) Et je prends également le temps de lire vos articles, et de faire différentes découvertes au fur et à mesure de l’année. Ce mois-ci, nous devions mettre en avant un récit dont le protagoniste était un enfant. Et je dois bien avouer qu’un titre en particulier m’a semblé être évident. D'une part parce qu’il est mon dernier coup de cœur en date, et d’autre part, parce qu’il s’agit d’une nouveauté 2018, puisque le premier tome est paru le 7 Mars dernier, et le second opus arrivera le 6 Juin prochain. 

Vous vous en doutez, il s’agit de L’atelier des sorciers, aux Éditions Pika, et dont nous devons ce récit à Shirahama Kamome. Je ne sais pas si vous le savez, mais je suis quelqu'un qui apprécie grandement cet univers. Celui de la magie, de la sorcellerie, et de ce côté légèrement moyenâgeux que j’aime tant. Même si l’univers de la magie s’étend de manière plus étendue (comme vous pourrez le voir avec Le monde de Ran), cette œuvre sera sûrement ma favorite des nouveautés de cette année. 

Alors, de mémoire j’ai lu ce premier opus sans prendre connaissance du synopsis. Mais difficile de vous partager mes propos sans connaître un minimum l’histoire, c’est pour cela que je vais tenter d’être concise. Dans cette aventure nous allons suivre les premiers pas de Coco, une jeune fille émerveillée par le monde qui l’entoure. En effet, celui-ci est gouverné par la magie, dont seuls quelques élus sont autorisés à la manipuler, on les appelle des sorciers. Cependant un jour, suite à malheureux événement, Coco va devenir une apprentie en devenir auprès de Kieffrey, un véritable sorcier.

Si cette œuvre m’est apparu comme une évidence, c’est que durant la lecture du premier opus, nous avons de nombreuses thématiques liées à l’enfance. Dans un premier temps, Coco va devenir l’apprentie de Kieffrey, et cela implique donc une formation et une éducation. L’auteure prend bien soin de détailler au lectorat toutes les étapes nécessaires à exercer la magie. Le jeune homme tient bien son rôle de professeur, et possède toutes les qualités requises, comme l’écoute, la compréhension, l’encouragement et la bienveillance.

Bien évidemment Coco n’est pas seule, elle se retrouve avec d’autres élèves, comme elle, et va devoir apprendre à vivre en communauté. Faire preuve de respect, d’impartialité, de reconnaissance et de sympathie. Elle va aussi, au fil des pages, se redécouvrir, dépasser ses peurs, et se découvrir de nouvelles qualités. Devenir plus fort, aussi bien physiquement que mentalement. On assiste donc à une évolution graduelle de la jeune fille. 

Bien évidemment -pour revenir de manière plus globale- l’univers joue beaucoup à l’évolution de la jeune fille. Comme je le disais plus haut, on se retrouve dans l’ancien temps, avec ce côté médiéval. Et à l’époque, les castes sociales étaient plus soulignées, plus présentes. Et avant de devenir l’apprentie de Keffrey, Coco vivait dans la boutique de sa mère. Ainsi elle découvre un univers différent, et arrive à s’adapter à chaque situation.

Je pense avoir fait le tour de la thématique. Je souhaitais mettre en avant les thèmes abordés dans cet ouvrage, notamment ceux lié à l’enfance. Mais de manière plus générale l’univers est très enrichissant, le scénario prend le lectorat en haleine, avec beaucoup de questionnements, et certaines notions se révèlent un peu plus sombres et montrent ainsi le côté seinen de l’œuvre.



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