mardi 22 mai 2018

Challenge Manga Suki : Avril
Partie II




Et voici la deuxième et dernière partie de textes sur les mangas comiques qu'ont lus nos participants. Comme toujours, je remercie encore énormément tous ceux qui auront pris le temps, malgré des emplois du temps mega chargés pour certains !!, d'écrire pour mon petit blog. J'aime énormément lire autant de textes chargés du plaisir de votre lecture, j'espère que c'est aussi votre cas ! Bonne lecture !



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Saki Uno est lycéenne, mais elle est surtout membre d'un duo de chanteuse pop : les Magical Twin ! Le problème, c'est que son groupe ne rencontre pas du tout de succès… Dépitée, un soir, alors qu'elle rentre d'un concert catastrophique, elle trouve devant chez elle un yakuza fou furieux. Ce dernier lui apprend une drôle de nouvelle : sa mère était autrefois une magical girl, et c'est désormais à son tour de signer un contrat avec lui, pour protéger l'ordre et la justice ! Le problème, c'est que Saki n'est pas du tout emballée à cette idée. À moins que pour protéger l'homme qu'elle aime, elle ne soit d'accord pour se fighter contre des ours bodybuildés ?! Sa nouvelle vie de Magical Girl Boy (rayez la mention inutile) lui réserve bien des surprises…

Alors, les gens qui me connaissent via les réseaux sociaux savent que je suis une amatrice d'humour absurde, un peu débile. Donc forcément, en lisant un tel résumé, je ne pouvais SURTOUT PAS passer à côté. Donc j'ai craqué. Est-ce que j'ai regretté ? Jamais de la vie. Par contre, je vous préviens : isolez votre cerveau quelque part, parce que vous n'en aurez pas besoin. De l'humour et de l'absurde, en veux-tu en voilà !

Le mangaka ne traîne pas pour nous faire entrer dans son univers. On arrive tout de suite dans l'histoire (oui, les premières lignes du résumé, ça fait la première vingtaine de pages!). L'aventure nous entraîne donc aux côtés de Saki, idol en devenir avec sa meilleure amie (du moins en théorie, parce que le succès ne semble pas être pour elles), qui se voit devenir Magical Girl pour protéger l'élu de son cœur... Mais en devenant un homme ultra musclé. Le manager du duo, un homme un peu trop franc qui n'a pas l'air de soutenir les deux jeunes filles plus que ça, devient fan de sa version masculine ! Et si c'était le seul, puisque même l'élu de son cœur semble aussi sous le charme de cette version pleine de testostérones... Et sa meilleure amie n'aurait pas que des sentiments d'amitié...

En fait, rien ne va, rien n'est logique, tout est bizarre, et c'est ça qui est bon ! L'auteur enchaîne les gags, sans pour autant être redondant. Et la grande majorité des blagues sont en lien avec l'univers, ou plutôt la parodie, des Magical Girls. Ainsi, alors que Saki est en Magical Girl Boy, donc en homme bodybuildé, on voit sa petite culotte mignonne. D'ailleurs, toute la tenue pourrait être mignonne si elle était portée par une jeune fille, pleine de froufrous et de rose... Oui c'est le stéréotypé, mais c'est pas grave, c'est fait exprès. De même, les armes sont mignonnes au premier abord, mais ont un effet bien trop violent et terre à terre ! Bien évidemment, il y a une mascotte, toute mimi, nommée Kokoro (« cœur » en japonais), mais... elle a une tête de yakuza (avec les cicatrices sur le visage et les grosses lunettes de soleil), même en taille miniature... Sans oublier l'aspect réaliste qui contrebalance totalement avec la magie : signer un bête contrat de travail, c'est presque vexant quand on devient Magical Girl... Oui, vraiment rien ne va, RIEN NE VA !

Bien évidemment, l'aspect comique ressort également via les dessins. Encore une fois, c'est une folie. Le style graphique du mangaka est tout aussi important que tous les gags : classique mais hybride, s'adaptant totalement au ton du manga. Tout est mignon quand Saki est une adolescente comme les autres, mêmes les ennemis. Mais dès que l'on passe du côté obscur de la force, ça change : il n'y a pas que Saki qui devient bodybuildés, les petites bêbêtes mignonnes qui servent d'ennemis le deviennent également, devenant totalement ridicules ! D'autres moyens sont utilisés pour accentuer ces effets : les visages sont parfois déformés, les émotions sont souvent exagérées et mis en valeur par des expressions irréalistes et ridicules, ce qui donne facilement le sourire. Enfin, comme dans beaucoup d’œuvres du même genre, le quatrième mur est souvent utilisé, histoire de rapprocher les lecteurs des personnages. Et comme tout bon manga comique qui se respecte (et merci à Akata d'avoir respecter ça), il ne faut surtout pas oublier de soulever la jaquette, le mangaka se lâche un peu...

Depuis le début du mois, l'anime est aussi en cours de diffusion et disponible sur Crunchyroll. Si vous ne voulez pas investir dans deux petits volumes, vous pouvez sauter sur l'occasion, je le trouve vraiment très bon jusque là !

En conclusion, Magical Girl Boy est un parfait exemple de ce que l'on appelle un manga comique. Par contre, pour l'apprécier, il faut vraiment être friand d'humour absurde, un peu débile. Si c'est le cas, foncez ! Entre la qualité de l'humour et la perfection de l'édition d'Akata (la jaquette brille, c'est trop mignon), vous ne pouvez qu'être satisfait !


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Pour cette seconde participation au challenge, j'ai décidé de lire Mon Histoire. Ayant vu il y a quelques temps l'anime que j'avais adoré, c'est avec joie que je me suis replongée dans cette histoire.

Mais Mon histoire, c'est quoi exactement ? Un manga plutôt banal à première vu qui compte une énième amourette de lycéens, en plus de ça c'est très niais et répétitif, pourquoi devriez vous le lire ? Tout simplement parce que Mon Histoire est un récit plein de bons sentiments qui nous permet de découvrir des personnages hauts en couleurs.

On suit tout d'abord Takeo, un personnage bien maladroit mais qui a un cœur énorme, toujours présent pour aider son prochain. Takéo est également quelqu'un d'hyper marrant. Je ne compte plus le nombre de fois ou il m'a fait rire parce qu'il n'est pas doué pour comprendre les autres, pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayer !

De l'autre côté nous avons la mignonne Yamato, gentille, attentionné et qui aime sans complexe Takeo. A plusieurs reprises elle va défendre son amoureux contre les critiques acerbes de certaines personnes.

Les deux forment un couple extrêmement touchant qui va vraiment évoluer au fil des tomes. C'est un vrai plaisir de voir deux personnages s'avouer si facilement qu'ils s'aiment, qui ne vont pas hésiter pendant longtemps avant de pouvoir se révéler. Voir un couple si fort, si solide, fait du bien et change radicalement de certaines histoires d'amour auxquelles j'ai été confrontée lors de mes lectures.

Mais d'autres choses superbes viennent s'insérer dans ce récit comme Suwa et l'amitié incroyable qu'il partage avec Takeo, qui nous montre qu'on peut être complètement différent mais tellement proche à la fois.

Bref, Mon Histoire est un récit simple mais dont la simplicité fait tout son charme. C'est émouvant, drôle, léger, mignon avec des personnages intéressants et très attachants. Je suis si triste d'avoir eu à quitter ces personnages car ils vont terriblement me manquer mais je sais qu'un jour je les retrouverai à nouveau car ce n'est pas une oeuvre que je pourrai oublier.


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Pour le mois d'Avril, Rose nous a forcé à lire des mangas légers, et sans prise de tête, qui font rire et sourire, que ce soient de purs gag-manga style yonkoma ou des comédies plus classiques. Plus globalement, un manga qui met de bonne humeur et redonne de la joie de vivre après une journée maussade.

De mon côté, alors que j'avais un titre en tête, j'ai propose un léger twist à la formule habituelle, en ne sélectionnant non pas un mais DEUX mangas. Petite dérogation, puisqu'en plus je me permets de les confronter l'un à l'autre. Aujourd'hui, je vous propose un combat entre Rinne et Ranma (1/2) !!

En effet, ce sont deux titres qui ont beaucoup en commun, à commencer par leur autrice : Rumiko Takahashi, grand nom du manga à la longue carrière. Beaucoup de ses œuvres nous sont parvenues, mais certaines sont désormais difficiles à trouver, même en occasion. Aussi étrange que cela puisse paraître, Rinne en fait partie, alors même que la série est en cours chez Kazé, au rythme aléatoire de 2 ou 3 tomes par an. Ce shônen fleuve étant fini en 40 volumes, on devrait en voir le bout d'ici 6-9 ans... De son côté, Ranma 1/2 est fini en 38 tomes, tous dispo, et est actuellement réédité en version double "Perfect" (soit-disant), avec un rythme désormais bimestriel (+ ou -).

Dans les deux cas, on a à faire à un shônen d'humour plus que d'action, où les combats sont surtout les conséquences de quiproquos improbables. Dans Ranma 1/2, ce dernier se transforme en fille ou en garçon selon la température de l'eau qui le mouille. Au fur et à mesure des tomes, la galerie de personnages secondaires lui tournant autour s'agrandira. Amis, ennemis, rivaux en amour, on est loin des simples triangles amoureux. Dans Rinne, ce dernier est un shinigami fauché qui tente de survivre en pratiquant des exorcismes. 

Dans les deux cas, l'humour fait mouche. Cependant Ranma 1/2 possède un avantage qui manque cruellement à son cadet : du liant. Ainsi, chaque histoire est la suite de la précédente, Rumiko Takahashi nous offre des arcs s'étalant sur plusieurs chapitres, là où Rinne a tendance à ne faire que des chapitres auto-conclusifs, sans conséquence sur la suite du récit. Par exemple, l'arrivée de Shampoo à la fin du tome 2 de Ranma 1/2 entraîne une foultitudes de rebondissements : l'amnésie partielle d'Akane, le blocage de Ranma, le combat contre Mousse, la révélation d'une des faiblesses de Ranma, la pilule du Phénix... Et à chaque fois, Rumiko Takahashi prend son temps. Ces histoires ne se résolvent pas en seulement 20 pages, alors que dans Rinne, chaque chapitre offre une chute, et pas toujours hilarante... Du coup, le risque de voir se répéter des situations similaires est plus grand. En même temps, réussir à imaginer de nouveaux rebondissements inédits chaque semaine pendant plusieurs années, c'est mission impossible. Il n'empêche que c'est un défaut assez marquant, qui fait que Rinne manque d'ambition, et ne peut marquer les esprits autant que son aîné, d'autant plus que les personnages de Rinne peuvent évoquer par leur caractère et leurs relations ceux de Ranma 1/2... La mangaka se repose sur ses acquis, et cela se ressent à la lecture. Dommage.

Gagnant de ce combat fratricide : Ranma.

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Bien le bonjour, c’est toujours avec un immense plaisir que je vous retrouve dans ce rendez-vous mensuel. Et sachez que je fais des découvertes à chaque nouvelle parution de la part de notre blogueuse ! Parmi les différents thèmes proposés au cours de l’année, je dois bien avouer que celui du mois d’avril m’avait laissé dubitative… En effet, je ne connaissais nullement avant ce challenge, l’existence des « gag manga » ou plus communément appelé les « Yonkoma ». Et après les multiples propositions de Manga Suki, il s’avérait que j’en possédais dans ma bibliothèque ! (ndt : entre temps, le challenge du mois s'est ouvert à toutes "types" de mangas, du moment qu'ils soient humoristiques)

Ainsi, je vais vous parler brièvement d’une licence que j’affectionne particulièrement, pour sa légèreté, son humour et son audace. Il s’agit de Les vacances de Jésus et Boudhha, scénarisé et dessiné par Hikaru Nakamura, à qui nous devons également Père fouettard Corproration paru fin de l’année dernière. Pour la petite anecdote, j’ai découvert cette série par simple hasard dans un magasin d’occasion, et je dois avouer avoir été tout d’abord attiré par les couvertures colorées, qui donnent ainsi envie au lecteur de s’attarder sur son contenu. 

Mais de quoi parle cette série ? Eh bien, après avoir accompli de nobles causes  pour l’humanité, il est temps pour nos deux jeux hommes de s’octroyer du bon temps, et quoi de mieux que louer un petit appartement au sein de la capitale du soleil levant. Ainsi nous allons être plongés au cœur de la vie quotidienne des Japonais, et plus généralement de la vie sur Terre. Et au fil des pages, nous allons entrapercevoir le regard innocent et candide qu’ont nos deux jeunes hommes sur notre société actuelle. (D'ailleurs, cela me fait penser qu’est parue récemment une autre œuvre dans la même lignée, Tokyo Alien Bros !)

De plus, pour divertir le lecteur, la construction du récit est plus qu’importante dans ce cadre-là. En effet, les chapitres qui composent chaque tome relatent des événements indépendants, mais tout en gardant un fil conducteur. De ce fait, nous avons des multitudes péripéties, situations et saisons ! Le lecteur ne s’ennuie jamais, et s’attache ainsi plus vite aux personnages, car nos deux protagonistes sont un peu comme le ying et le yang, très différents, mais qui se complètent merveilleusement bien.

Je dois avouer que, une fois la lecture du premier tome achevée, je me suis dit que l’autrice ne manquait pas de cran. Parler de religion sur un ton humoristique pouvait être une chose très délicate, mais elle arrive à glisser certaines notions avec une telle subtilité, que finalement, nous apprenons tout en s’amusant des situations. Et c’est sûrement pour cela que l’œuvre a tant de succès ! 

On sent que Melle Nakamura a effectué de nombreuses recherches, autant théorique, vis-à-vis des religions, que sur le développement de ses propres personnages. D'ailleurs nous avons droit à certaines petites phrases anecdotiques, de temps à autre sur les rebords de pages. 

Je suis actuellement au milieu de la série, et j’affectionne toujours cet univers charmant, où nous avons un tout autre regard sur cette société, ou nous prenons du recul, et où, parfois, nous nous questionnons sur telle ou telle chose. Ou alors on se surprend à être fière sur plusieurs éléments, comme des coutumes ou des manières de vivre. 

Le graphisme est très féminin, subtil et colle parfaitement à l’univers. Sur certaines planches, je trouve que l’arrière-fond est très bien dépeint et détaillé. D'ailleurs nos deux jeunes hommes ont un style vestimentaire fort charmant ! (Que l’on pouvait observer sur les différentes couvertures)

Voilà, je pense avoir fait le tour du sujet, sans trop vous en dévoiler bien évidemment ! Mais si je devais conclure, je dirai que, Les vacances de Jésus et Bouddha a été une grande révélation sur l’originalité de ce support qui est le manga. Cela a été une bonne surprise, de par les différentes thématiques abordées, que part la construction du récit. »

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Ca faisait un moment que je voulais lire Yotsuba, mais je n’avais jamais pris le temps, aussi le thème du mois d’avril du challenge a été l’occasion de me lancer. Si j’ai trouvé le tome 1 sympa et mignon sans plus, au fil des chapitres je me suis attachée à toute la galerie de personnages et les fous rires se sont multipliés.

Yotsuba est une petite fille de 5 ans perdue dans son monde, spontanée, curieuse, sociable et active (qui a dit hyperactive ?), qui me rappelle par certains côtés mes propres enfants. Elle est élevée par un père un peu bizarre lui aussi, qui rentre souvent dans son jeu - on se demande parfois qui est l’adulte - et s’est plus ou moins faite adopter par les voisins - une famille avec 3 filles plus grandes.

Ainsi on suit les personnages alors que Yotsuba découvre tour à tour le vélo, la plage, le « réchofentimatique », ou tente de remonter le moral d’une ado au cœur brisé (spoiler : pas efficace mais hilarant). C’est une lecture feel-good légère et mignonne, difficile de ne pas aimer cette adorable fillette et ceux qui l’entourent.

Mon texte sur "Otaku Otaku" sera en ligne dans la semaine !


C'est ainsi que le billet touche à sa fin. J'espère que vous aurez à nouveau fait de chouettes découvertes et aurez pris plaisir à lire ces textes ! On se retrouvera le mois prochain autour du thème de l'enfance, avec comme critique de lire un manga où le héros est un enfant. 

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